Stèles et plaques commémoratives

Stèles et plaques commémoratives

Volvic est une commune de 2300 habitants, qui a témoigné pendant l'occupation allemande d'un magnifique esprit de résistance.

Tarifs

Accès libre.

Description

Les stèles et plaques commémoratives réparties dans la commune de Volvic, par ordre chronologique :
- Louis Cornuéjoulrs dit Adémaï, rue Basse, 20 décembre 1943
- Jean Lesme dit Milamo, Lespinasse, 1er mars 1944
- Hôtel du Commerce, place de l'église, 1er mars 1944
- Robert Leriche, RD 986, 22 mars 1944
- Charles Flambard, rue de la Bannière
- Paul Berre, route de Clermont
- Maison incendiée le 22 juillet 1944
- abattus le 2 juillet 1944
- Stade Champleboux, sportifs arrêtés le 1er mars 1944, morts en déportation
- Soldats morts au combats, route de Châtel - Crouzol (A. Morge a été oublié sur le Monument 39-45 de Volvic)
- Colonel Henri de la Vaissière, Les Riaumes
- Arbre de la Liberté, symbole de la Résistance Libératrice, sculpture d'Yves Connier, a remplacé l'arbre planté, place de la Résistance.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, Volvic a subi, à la suite de l'activité de ses réfractaires et de ses maquisards, de très dures représailles qui se sont traduites, notamment les 1er mars et 26 juillet 1944, par de nombreuses arrestations, déportations, fusillades et l'incendie de 2 immeubles. 44 de ses habitants ont été arrêtés, 3 ont été fusillées, 29 déportés, 14 morts en déportation et 3 ont été tués au maquis.

"Après le désarroi qui suivit la défaite de juin 1940, Volvic, [se trouvait] inondé de réfugiés [et] amputé de quatre-vingt prisonniers de guerre ...
À l'écart des grandes routes, pendant la première période de l'occupation ... le village ne subit aucune présence allemande. [Cependant], l'esprit de revanche prenait corps ; des groupes se formaient ...
L'arrivée des allemands en novembre 1942 ... le bruit de leurs persécutions brutales, créèrent la Résistance Active.
Volvic, ses anciennes carrières aux chemins perdus, ses environs aux hameaux isolés, se prêtaient bien aux caches de fugitifs et de matériel. De plus, le caractère généralement accueillant de ses habitants et quelque peu frondeur de certains d'entre eux, rendait l'action locale inévitable. En lisière de la commune, le P.C. de commandement de toute la Résistance d'Auvergne dépendait en grande partie, sécurité et ravitaillement, de quelques volvicois.
De ce fait, le groupe des Résistants de Volvic participa à de nombreuses opérations sur toute l'Auvergne : enlèvement de matériel, de carburant, de stocks de pneus destinés aux Allemands, constitution de magasins d'habillement aux dépens de la police ou des Chantiers de Jeunesse, parachutage dans l'Allier, la Haute-Loire ou le sud du département, sabotage et arrêt des aciéries, intimidation de collaborateurs, assistance aux jeunes désignés pour le service du travail an Allemagne, et qui, pour la plupart se cachaient.

Dès décembre 1943, les représailles commencèrent :
- le 16 décembre 1943 un volvicois pris à Billom, Louis Cornuéjouls dit Adémaï était fusillé
- le 1er mars 1944 un autre, Jean Lesme dit Milano, était tué en défendant ... le PC du corps Franc à Lespinasse
- le même jour les Allemands cernaient l'Hôtel du Commerce pour prendre des Résistants qui y étaient souvent hébergés; le chef de la Gestapo de Clermont y trouva la mort ... les Nazis incendièrent l'immeuble, arrêtèrent les gens dans tout le quartier, tirèrent sur les prisonniers, en blessant plusieurs. Il sen emmenèrent un car complet, la plupart n'étaient pas Résistants. Beaucoup ne revinrent pas.

À la prison, les Résistants identifiés comme tels subirent d'atroces traitements, les autres furent battus et humiliés.
Une deuxième rafle semblable eut lieu le 27 juillet 1944. Là encore des Résistants furent arrêtés, battus, torturés, un autre immeuble incendié.
À chaque fois, les Allemands se livraient à un pillage en règle.
Fin juillet 1944, les deux chefs de la Résistance volvicoise, Paul Berre et Charles Flambard, furent tués au combat dans les montagnes de Pontgibaud.
Lorsqu'en août 1944 la Libération arriva, trop de ruines, trop de plaies, trop de familles en deuil ou dans l'angoisse firent que le recueillement et la tristesse prirent le pas sur la fête et la joie.
Pendant ce temps, dans les camps, et jusqu'en juin 1945 des enfants de Volvic mouraient de faim, de froid, de coups et d'puisement. Il y en eut à Dachau, Buchenwald, Neuengamme, Auschwitz, Ravensbrück ... lieux de sinistre mémoire.
Des quelques-uns qui revinrent, hâves, décharnés, malades, beaucoup moururent par la suite. Les survivants, les familles des disparus, Volvic tout entier, en seront marqués à jamais."
Abel Martinon, arrêté le 1 er mars 1944 et déporté à Dachau, matricule 72756

"Adémaï, Paul Berre, Charles Flambard, Jean Lesme, Robert Leriche, engagés volontaires dans la lutte contre l'occupant, votre combat n'aura pas été inutile. Pierre et Robert Martinon, Roger Mallet, Jean-Marie Pourtier, vous gendarmes Paulze et Vivier, Joseph Das Kobler et tes camarades réfugiés de Boulange, Max Lauchter, vous Bernard et Marius, agents de liaison FTP, morts en déportation, notre reconnaissance sera éternelle.

Pour que les générations futures n'oublient pas vos noms, vous qui avez sacrifiés votre vie ou votre jeunesse afin que nous puissions vivre libres, sachez qu'au pays des carriers et des tailleurs de pierre le devoir et la mémoire ne sont pas des mots vides de sens."
Claude Guidet, journaliste, gendre d'Abel Martinon

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